• Damien LAUNAY

Masque du Voyageur : fin d'une aventure (I)

Dernière mise à jour : 5 sept. 2021

Les vacances approchent.

Le Pays basque et ses verdoyantes montagnes ; un cadre idyllique, un havre de paix avec ces facétieux pottoks qui ravivent les cœurs tristes et égarés.

Je retrouverai ma famille, et un peu plus tard l’écriture. L’océan, son immensité et son parfum inimitable, sera certainement propice à l’inspiration.

Plus que deux chapitres, et ce sera la fin d’une belle aventure. Mais quels chapitres !

Pas le droit de se rater ! Je vais enfin achever le tome III de cette riche trilogie qui a fait vibrer les foules 😊.

Mes fidèles lecteurs vont-ils me haïr en découvrant cette insoupçonnable fin ?

C’est peu probable. Elle sera émouvante, si j’arrive à lui insuffler la force de mes pensées.

En effet, écrire n’est pas si naturel. Peut-être est-ce aussi l’exigence qui grandit avec le temps. Certains auteurs écrivent vite, d’autres prennent leur temps pour faire mûrir leur projet.

Sans porter un quelconque jugement, je fais partie de cette dernière catégorie.

Une tortue de l’écriture. Pas si loin !

Cependant, vous connaissez la fin de la fable.


Quel bilan porter sur ma jeune carrière d’écrivain ?


  • En 2017, je publiais fièrement le premier tome de cette trilogie. Je posais le décor en usant d’une méthodologie assez linéaire, mais efficace. Le rythme était là, peut-être moins le style qui avait besoin de s’affiner. Assen, Kérado, « La Montagne qui marche »… Toutes ces légendes rentraient en scène pour aider un Terrien quelque peu maladroit, en apparence.


  • Deux ans plus tard, le deuxième tome, décomposé en plusieurs arcs, déchaînait les passions 😊. Couverture réussie, style affirmé, des idées originales (comme le fameux « guerrier des mots »). Un travail abouti dont je suis très fier. Sans parler de fabuleuses rencontres avec un illustrateur hors pair, Madame Virgule, un vampire du Bourbonnais, un libraire qui voulait vivre comme les Hobbits (et qui ne m’a pas servi la vieille réplique des Westerns : « toi, écrivain à compte d’auteur, tu n’as pas ta place dans mon saloon ». Même si les ventes ne décollaient pas, je retrouvais le sourire. Les amis étaient là, fidèles au poste. Ces karatékas au grand cœur ont tout donné. Malheureusement, je ne dispose pas des pouvoirs d’Assen pour leur rendre la pareille : pas de Jeux olympiques en 2024 pour cette discipline du corps et de l’esprit. Pas assez tendance, il faut plaire aux réseaux… Enfin, je remercie ma famille qui m’a supporté dans ces nombreux moments de doute… mon frère qui est l’un des seuls à avoir apprécié la couverture du tome I. Merci frérot, tu as su voir le talent.


  • 2021 : les ténèbres englobent le monde, crachent leur infâme venin. La COVID-19 et ses tentaculaires variants (va-t-on passer en revue tout l’alphabet grec) se répandent insidieusement, tout comme la bêtise humaine. Au début, je m’accommodais de cette solitude, je fuyais le monde. Puis bientôt les premiers signes de la folie humaine apparurent. Les politiciens décomposaient le monde en une suite de 0 et de 1. Pas d’entre-deux : un lépreux et un vertueux. Suite dans le prochain épisode.






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